Pourquoi les vacances n’en sont pas toujours pour les jeunes parents ?

Et si tout commençait par oser clarifier ce que l’on attend vraiment de cette pause en famille ?

 

 

Les vacances d’été approchent …

Et qu’est-ce qu’on les a attendues toute l’année ! Pour beaucoup, elles sont une promesse de repos, de déconnexion, de moments partagés… Pourtant, pour de nombreux jeunes parents, cette période peut parfois ressembler davantage à un marathon logistique qu’à une vraie parenthèse de récupération.

 

Entre les valises à rallonge, les nuits hachées, les rendez-vous familiaux et l’organisation des repas, une question revient souvent en fin de séjour :

 

“Pourquoi sommes-nous encore plus fatigués qu’avant de partir ?”

 

 

🌡️ Ce que disent les chiffres

 

Selon une enquête OpinionWay de 2022, 68 % des jeunes parents estiment que partir avec un bébé est plus fatigant que leur quotidien habituel.

 

Mais soyons clairs, ce n’est pas la parentalité le problème. Ni l’enfant. Ni même les vacances. C’est, bien souvent, l’écart entre les attentes initiales et la réalité du terrain.

 

 

🧭 Repos attendu, réalités imprévues

 

Avant de devenir parent, les vacances évoquaient peut-être :

  • Des grasses matinées
  • Des journées improvisées
  • Du silence
  • Des moments rien qu’à deux (ou seul·e)
  • La possibilité de “ne rien faire”

 

Avec un tout-petit, la dynamique est toute autre :

  • Réveil matinal, siestes à respecter, besoins constants
  • Logistique quotidienne toujours présente
  • Moins de relais qu’en période de travail (la crèche, l’assistante maternelle ou les grands-parents ne sont plus là pour prendre le relai)
  • Et souvent, des sollicitations socialessupplémentaires : cousinades, invitations, rythmes collectifs qui peuvent rapidement surcharger les journées.

 

 

💡 Repenser ses vacances pour mieux les vivre

 

Les vacances avec un bébé peuvent être belles, tendres, riches en souvenirs… à condition de ne pas les attendre comme une version “améliorée” de celles d’avant.

La clé réside souvent dans une reformulation personnelle des attentes.

 

Avant le départ, il peut être utile de se poser les bonnes questions :

  • Qu’est-ce que chacun attend réellement de ces vacances ?

Du repos physique ? Du lien familial ? Du calme mental ?

  • Qu’est-ce qui est superflu et que l’on peut abandonner sans culpabiliser ?

Multiplier les sorties ? Répondre à toutes les invitations ? Optimiser chaque moment ?

  • Quels sont les besoins de chaque membre du couple ?

Temps seul·e ? Moments à deux ? Repos ? Activités ?

 

 

🤝 Créer de vraies respirations

 

Quelques pistes concrètes, à adapter selon les familles :

  • Prévoir des temps de repos chacun son tour, en toute transparence : un moment pour lire, dormir, marcher, pendant que l’autre prend le relai
  • Alléger les exigences domestiques habituelles: laisser le linge en tas, cuisiner simple, lâcher le perfectionnisme. Les vacances sont aussi un temps pour lever le pied sur ce que l’on s’impose au quotidien
  • Prendre le temps de poser clairement ce dont chacun a besoin ou envie, et voir ensemble comment rendre cela possible. Il ne s’agit pas de tout concilier, mais de trouver un équilibre réel
  • Dire nonà certaines sollicitations si elles surchargent plus qu’elles ne nourrissent
  • Et surtout : s’autoriser à faire moins, voire à ne rien faire du tout, sans culpabilité

 

🧩 Conclusion : Et si se reposer, c’était d’abord revenir à l’essentiel ?

Ce que redoutent beaucoup de jeunes parents, ce n’est pas tant l’absence de vacances… que l’absence de repos, dans un quotidien déjà exigeant.

Or, vouloir “profiter à tout prix”, maintenir des habitudes d’avant, répondre aux attentes extérieures… c’est parfois s’éloigner de ce dont on a réellement besoin.

 

Revenir à l’essentiel, c’est peut-être ça, le vrai luxe de cette période :

  • Faire moins, mais le faire en conscience
  • Lâcher ce qui fatigue pour garder ce qui nourrit
  • Reconnaître ses besoins — même simples, même basiques — et chercher à les rendre possibles

 

Dans la petite enfance, le rythme est intense. Mais c’est aussi une phase où l’on peut réapprendre à prendre soin de soi, avec modestie, avec souplesse.

Et poser cette intention avant même de partir, c’est déjà une façon de commencer à se reposer.

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